Alors que les grandes vacances profilent à l’horizon, une page historique s’apprête à se tourner à l’Institution Saint Denis. Notre chère Florence Lodivici s’apprête à passer le relais et à confier les rênes de l’établissement à quatre mains talentueuses : celles de Virginie et de Lolita.

Durant toutes ces années, Florence a été un véritable rayon de lumière pour notre école. Sa prestance naturelle, alliée à une douceur de chaque instant, ont fait d’elle une icône incontournable, une grande dame que la communauté de l’Institution Saint Denis gardera comme un héritage précieux. Elle a su relever, avec le cœur et l’esprit, des défis immenses qui lui valent aujourd’hui toute notre admiration.

Pour saluer cette retraite ô combien méritée, l’heure est venue de laisser place à une nouvelle ère : une direction double, unie et pleine d’énergie. Mais pour ce dernier rendez-vous avant l’été, pas question de tomber dans le protocole rigide ! Nous vous proposons de découvrir Lolita et Virginie à travers une interview croisée inédite. Entre ambitions fortes pour l’établissement, secrets de fabrication, gestion des dossiers sensibles de la rentrée et… petits moments de complicité totalement décalés, découvrez le binôme qui va faire vibrer l’Institution Saint Denis dès septembre.

Place aux présentations !

Lolita : Ce qui a changé depuis notre dernière interview ? Pas mon bureau en tout cas, je m’y plais beaucoup trop ! (rires). Bon, comme vous pouvez le voir, j’ai quand même peaufiné la déco. J’ai gardé quelques souvenirs de mes années d’enseignante, ça, ça ne me quittera jamais, mais j’ai ajouté quelques touches personnelles, comme cette illustration de Lyon qui résume bien mon amour pour cette ville.

Et puis, comme je m’ennuyais un peu (éclat de rire), j’ai décidé de me lancer un nouveau défi ! Fin août 2026, suite au départ à la retraite de Florence Lodovici, je prendrai officiellement mes fonctions de chef d’établissement du collège. Un magnifique challenge au sein de mon établissement de cœur. Pour moi, c’est avant tout une histoire de famille qui me tient profondément à cœur. Une vraie réussite personnelle, professionnelle, mais aussi familiale, même si on en avait déjà un peu parlé la dernière fois (émue).

(Pour les curieux, vous pouvez d’ailleurs retrouver notre précédent échange juste ici ! Pour rappel, Lolita a rejoint le poste de RH il y a deux ans. À l’époque, elle débordait d’énergie mais aussi d’un brin d’appréhension… Défi relevé et réussi haut la main !)

Virginie : Pour me présenter, je m’appelle Virginie Cochet. J’ai été enseignante pendant quelques années, puis j’ai dirigé une jolie petite école de 6 (puis 7) classes à Lentilly pendant 5 ans. Par la suite, j’ai passé les 5 dernières années à la tête de l’école Sainte-Thérèse à Sainte-Foy-lès-Lyon, qui fait partie du groupe La Favorite. J’y portais la double casquette d’enseignante et de chef d’établissement.

Dès la fin août 2026, je rejoins l’Institution Saint Denis en tant que chef d’établissement de l’école (maternelle et élémentaire) et chef d’établissement coordinateur du groupe. Une nouvelle double casquette ! Je ne serai plus enseignante ; je vis d’ailleurs mes derniers instants avec mes élèves. Une page se tourne, mais il faut être réaliste : avec de telles fonctions, je ne pouvais pas tout garder. L’avantage, c’est que je connais bien cette gestion. Même si chaque établissement a ses particularités et que je vais devoir observer, apprendre et adapter mes méthodes, ce qui est bien légitime, j’arrive avec mon expérience et toute mon expertise.

Lolita : Oui, et j’en suis tellement heureuse ! Je suis ravie d’être accompagnée par Virginie, qui pilotera le 1er degré (l’école). C’est un super binôme qui se met en place, une suite logique et ultra-complémentaire. C’est un beau challenge pour nous deux, plein de sens, qui va nous permettre d’être sur tous les fronts en même temps. Ayant moi-même été institutrice par le passé, passer du côté de la direction du collège est une aventure passionnante. J’ai vraiment hâte !

Lolita : Oh là là… S’il n’y avait qu’une seule règle à retenir, c’est celle-ci : prendre soin des autres. Ça a l’air d’être le B.A.-BA dit comme ça, mais on a souvent tendance à foncer, guidés par nos objectifs, nos habitudes ou nos instincts. Ce poste aux RH, lui, force à ralentir. Dans « ressources humaines », il y a surtout de l’humain. J’ai appris à appuyer sur pause et à écouter vraiment, dans les bons moments comme dans les périodes plus denses.

Cela m’a aussi permis de découvrir une relation totalement différente avec les collégiens. On change clairement d’échelle : on passe de la gestion de la tragédie du « doudou lapin bleu perdu » à celle du premier chagrin d’amour ! (rires). Attention, les deux ont exactement la même importance à mes yeux, mais l’approche est complètement différente. C’était ma petite appréhension au début, j’avoue que j’avais mon doctorat en recherche de doudou perdu ! Et pourtant, je me suis découvert de nouvelles facettes. Cet âge correspond parfaitement à une nouvelle étape de ma vie (et oui, on grandit tous !). Tout s’aligne naturellement, le timing est juste parfait.

Virginie : Beaucoup d’envie et une énergie débordante ! Je suis comme une enfant qui piétine d’impatience sous le sapin. Je suis extrêmement motivée. Il y a un peu de stress, je ne le cache pas, ça reste un sacré et beau challenge, mais j’ai tellement hâte de vivre cette nouvelle étape.

Lolita : Le challenge, évidemment ! J’adore me renouveler, ne jamais m’endormir sur mes acquis. Ce sont des fonctions qui me font vibrer. C’est aussi un défi sentimental : c’est toute une histoire familiale pour moi. Je souhaite ne décevoir personne, alors oui, cette nouvelle page me fait vibrer à 200 % !

Lolita : Son expérience, clairement ! Je vais très souvent la solliciter, elle est prévenue (éclat de rire). Et même si on ne se connaît pas encore par cœur, je trouve que Virginie est une personne très solaire. C’est exactement ce dont nous avons besoin pour la suite de l’aventure.

Virginie : Le peu que j’ai vu de Lolita et que j’aime beaucoup, c’est son côté “cool sans être cool”. Ça me va très bien ! Et puis, sa familiarité avec l’établissement fait qu’elle va être un repère précieux. Mais je ne vais pas lui piquer ça tout de suite, je veux d’abord découvrir l’établissement par moi-même (rires).

Lolita : J’ai connu l’établissement avant l’arrivée de Florence, et je peux dire avec fierté que j’admire tout ce qu’elle a accompli ici. Elle a fait énormément de bien, que ce soit à travers les projets pédagogiques ou la rénovation des bâtiments. Florence, c’est l’innovation incarnée. Je tiens à poursuivre ce qu’elle a initié, en l’adaptant aux évolutions futures. Je lui dois beaucoup, elle a cru en moi et c’est mon devoir de faire rayonner ce qu’elle a mis en place. L’ADN de l’Institution Saint Denis restera intact, c’est une certitude (émue).

Virginie : Je n’ai pas de réponse toute faite, et ce serait presque inquiétant si c’était le cas ! Ça voudrait dire que je calque une méthode d’ailleurs, et ce n’est pas du tout mon intention. Comme Lolita, mon but est de préserver l’ADN de l’école. Je vais d’abord prendre le temps de me familiariser avec l’équipe, de lister les points forts et les axes d’amélioration. S’il y en a, on construira les solutions ensemble, dans la bienveillance, le respect des règles, des normes, et surtout le respect de chacun.

Si je te dis : « Frérot, le cours d’anglais est masterclass, mais le prof a trop juré sur ma vie, ça m’a trop dax, je suis master giga en mode flemme du coup je go me poser au skreut avec mon reuf. » Tu as de quoi répondre à ce collégien ?

(Éclat de rire général des deux directrices)

Virginie : Wow ! Heureusement que cette question ne s’adresse pas à moi, je n’ai absolument rien compris !

Lolita : J’ai compris la moitié… à peu près ! (rires). Il ne faut pas croire, j’ai des conversations très sympas avec ma fille qui m’apprend pas mal d’expressions ! Après, on est d’accord : pas de « frérot » dans les couloirs. Je pense que je lui répondrais un truc du genre : « Tu peux éventuellement prendre ta “master giga flemme” et retourner en classe ». Subtil, mais assez ferme pour garder le contrôle et le respect.

(Temps de réflexion…)

Lolita : Si on n’a pas fui en courant d’ici là (éclat de rire) ! Plus sérieusement, si l’année prochaine à la même date, nous constatons qu’encore plus d’élèves d’élémentaire poursuivent leur scolarité chez nous au collège, je serai hyper fière. Le but n’est pas de gonfler les effectifs car nous sommes satisfaits sur ce point, mais de pérenniser les inscriptions pour offrir un vrai cursus complet, de la maternelle à la fin du collège. Pouvoir assurer ce suivi de l’enfant, ce serait notre plus belle réussite.

Virginie : De mon côté, ce serait que nous ayons réussi à bien identifier tous les leviers de l’école, comme ce que tu viens d’évoquer, Lolita, et à y apporter des solutions. Peu importe le sujet, j’aimerais me dire dans un an : « Mission accomplie, les résultats sont là ». Je le répète, mais je suis impressionnée par le travail de Florence. C’est incroyable d’avoir osé et réussi tout cela avec autant de dynamisme et de droiture. À nous maintenant de faire rayonner l’Institution Saint Denis avec notre propre style, dans cette même lignée.

Lolita (avec un soupir de soulagement) : Alors moi, je coupe tout et je pars au bout du monde ! J’oublie le reste pendant 3 semaines, direction la Thaïlande, et j’en rêve déjà. C’était prévu bien avant ma nomination, et finalement le timing est idéal pour faire le plein d’énergie avant d’attaquer ces belles perspectives.

Virginie : De mon côté, je fuis la chaleur ! Je pars découvrir le Danemark et la Suède, avant de me lancer en famille sur un bout du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Un magnifique projet partagé qui va me permettre de bien me ressourcer.

On ne va pas se mentir, la fin d’année a été secouée par des décisions budgétaires difficiles de l’OGEC, notamment concernant les équipes d’ATSEM. C’est un sujet sensible qui préoccupe beaucoup de monde. En tant que nouvelles directrices, comment s’empare-t-on de ce sujet pour rassurer à la fois les familles et les équipes ?

Lolita : Ce n’est évidemment pas un sujet simple je dois bien l’avouer. Nous entendons et comprenons parfaitement les inquiétudes des parents, et notre rôle est d’être les plus rassurantes et transparentes possibles. Les craintes se cristallisent légitimement sur l’accompagnement des enfants au quotidien, leur sécurité et la gestion de leurs besoins.

Pour avoir moi-même été enseignante sans ATSEM par le passé, je sais que leur présence est un bonus précieux et une vraie force dans une classe, c’est indéniable. Mais il est important de rappeler qu’un enseignant est un professionnel formé spécifiquement pour piloter les apprentissages tout en gérant le quotidien d’un groupe : l’hygiène, les petits bobos, les gros chagrins, les premières bêtises et les déplacements vers l’autonomie. Être enseignant est avant tout un métier de passion.

Je veux rassurer pleinement les familles : notre établissement bénéficie d’une très longue expérience et d’une équipe pédagogique solide, qualifiée et soudée. Vos enfants sont en parfaite sécurité, et nous y veillons tous, chaque jour. L’entraide et la co-gestion font partie de notre ADN. Même si nous regrettons vivement cette réalité budgétaire imposée, il n’est pas question de laisser le moindre doute s’installer : il y aura toujours une solidarité d’équipe sur les temps forts qui demandent du soutien, comme les repas par exemple. Faites confiance à nos enseignants, ils sont à l’écoute des familles, mais d’abord et avant tout à l’écoute de vos enfants, qu’ils accompagneront avec bienveillance vers l’autonomie. Nous n’avons pas choisi cette situation, mais nous composons avec, et nous sommes très confiantes !

Virginie : Il faut avoir l’honnêteté de dire que si ces décisions n’avaient pas été prises, c’est la pérennité même de l’établissement qui était en jeu. Je comprends tout à fait l’attachement des parents et des enfants aux ATSEM, c’est normal. Mais vous savez, dans mon parcours, j’ai souvent connu des classes sans aide éducative : toutes les écoles n’ont malheureusement pas la chance de pouvoir s’offrir ce profil. C’est un confort indéniable, oui, mais nos enseignants sont des professionnels aguerris en qui j’ai aussi une confiance absolue. Nous serons deux à piloter l’établissement de manière très complémentaire, et je rejoins Lolita, en disant que la protection ainsi que l’épanouissement de chaque enfant restent, quoi qu’il arrive, notre priorité absolue.

Virginie (éclat de rire) : Ah, moi je rentre à vélo ! J’ai un besoin vital de me défouler physiquement, c’est dans le sport ou le chant des oiseaux que je trouve mon équilibre. Pas de playlist honteuse pour moi !

Lolita (en chantant bien fort) : Moi, c’est « Ça m’éneeeeeeerve » de Helmut Fritz, à fond les ballons dans la voiture (rires) !

… S’enfermer à clé dans son bureau en douce pour manger des Ptit Princes en cachette à 16h ?

En chœur : Ah non, on ne se cache même pas ! On les mange direct devant tout le monde (éclat de rire) !

… Confisquer un jouet ultra-stylé à un élève juste pour y jouer elle-même pendant la pause de midi ?

Lolita : Ah mais j’en suis carrément capable, et j’assume totalement (rires) !

… Lancer une bataille de boules de papier géante en salle des profs pour détendre l’atmosphère ?

Les deux : Des boules de papier ? Non, trop classique. Plutôt une bataille d’eau, c’est quand même beaucoup plus marrant !